Le miroir
Depuis toute petite, les miroirs me fascinent, ce n'est pas le miroir en lui-même qui me fascine, mais ce que je vois a l'intérieur, c'est-à-dire moi, cet être qui se regarde avec passion, oui c'est bien moi ! Alea jacta est, je m'aime et je m'aimerais ! Si j'avais su que cet amour de moi causerais ma perte... mais pour comprendre reprenons : janvier 1986, je souffle mes six bougies sur un gâteau au chocolat, et parmi mes cadeaux dont les panoplies de pirates, cow-boy et autres remplissent l'espace, se trouve un intrus ; un miroir ! Je n'avais jamais ressentit le besoin d'avoir un miroir car la féminité était quelque chose qui ne faisait pas partit de mes priorisées à ce moment. Mais je saisi son manche et me fixait. En tête à tête avec moi-même, ce fuit le coup de foudre, l'harmonie totale entre mon âme et mon corps, la fusion du réel et de l'irréel, un plaisir indéfinissable, une jouissance qui faisait bouillonner mon esprit, mon, âme, mon c½ur. Et depuis ce jour, depuis cet instant précis, je me suis aimé d'un amour sans égal.